Filtrer
Rayons
Support
Éditeurs
Langues
Prix
Robert Laffont
-
«Le monde de Buzzati, comme celui de Kafka, est plein de détours, à la manière des labyrinthes: ce carrefour d'espace et de temps où l'homme est placé et qu'il déplace avec lui, sans pouvoir le laisser derrière lui, univers mobile dont les dimensions sont celles d'une cellule de prison dont on barbouille les murs aux couleurs de l'infini, c'est le bastion où l'on guette jour après jour l'invasion des Tartares, sans savoir s'il existe réellement des Tartares, ni s'il y en a eu autrefois, ni si le danger existe de les voir surgir, au galop, de ce désert où l'on use ses yeux et sa vie à scruter l'horizon.» Marcel Brion.
-
Bestiaire d'ici et d'ailleurs
Dino Buzzati
- Robert Laffont
- Pavillons Poche
- 18 Septembre 2025
- 9782221279724
Inédit en France, l'abécédaire animalier qui donne suite au Bestiaire magique, par le maître italien Dino Buzzati.
Dans le Bestiaire d'ici et d'ailleurs , la parole est donnée aux animaux, ces créatures qui, selon Buzzati, semblent " bien plus belles, gentilles, honnêtes et bonnes que nous ". Car ce recueil qui nous invite à renverser notre perception pour adopter le point de vue des animaux éveille nos sentiments, mais il nous met également face à nos contradictions, nos insuffi sances, notre cruauté. Avec l'ironie et le cynisme qui lui sont propres, Buzzati replace ici l'animal au coeur du discours pour remettre en question ce monde que nous côtoyons depuis toujours mais que nous n'avons peut-être pas observé du bon oeil. -
Par l'auteur du K et du Désert des Tartares.
On retrouve, dans les cinquante et un textes réunis, les thèmes les plus chers à l'auteur : l'inquiétude liée à l'attente, le temps qui passe, les cauchemars, la magie présente là où on ne l'attend pas... Chaque nouvelle révèle, dans une douce lucidité et avec l'ironie chère à Buzzati, les travers et les absurdités de notre quotidien, malmenant les dogmes de l'argent, du pouvoir et les vanités de l'homme moderne. On retrouve l'extraordinaire don de Buzzati, magicien des mots et des formes, mêlant virtuosité et talent, économie et précision, générosité et humour, dans un univers toujours à la frontière du surnaturel. -
" Dans un style haletant, Dino Buzzati évoque avec une rare maestria les derniers feux d'une folle passion. "Delphine Peras, L'Express.
En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d'oeuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l'intrusion de la passion, c'est-à-dire du désordre, dans la vie d'un honorable architecte milanais d'une cinquantaine d'années.
Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d'Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer. Comme il s'offre aux coups de son bourreau, il nous est livré à nu : pitoyable et tragique, criant, pleurant, s'agitant, possédé d'une folie dans laquelle il se vautre avec désespoir et délices. -
Contes de Noël et autres textes
Dino Buzzati
- Robert Laffont
- Pavillons Poche
- 31 Octobre 2024
- 9782221278178
Pour la première fois en poche, un recueil de textes autour de Noël par Dino Buzzati, l'un des plus grands auteurs italiens.
Trente-trois textes. L'âge supposé du Christ à sa mort. Le titre, comme le nombre de textes que contient ce recueil de nouvelles, annonce la couleur : Dino Buzzati y parle de Noël.
Avec Noël, c'est à une certaine forme de merveilleux que se frotte Buzzati. Il aime à en traquer les traces dans des endroits improbables, avec des marins pendant la guerre ou à Addis-Abeba, à en célébrer la poésie enfantine, ou encore à en dénoncer la transformation consumériste qui voit Jésus remplacé par un grand bonhomme rouge à l'image fixée par Coca-Cola.
Rédigé des années 1930 à la fin des années 1970, Contes de Noël est un recueil de textes touchants qui dessinent le portrait d'un homme et de sa vie, à travers les habitudes, les contradictions et les merveilles de Noël. -
L'écroulement de la Baliverna
Dino Buzzati
- Robert Laffont
- Pavillons Poche
- 6 Octobre 2022
- 9782221259962
La Baliverna, énorme bâtisse de pierre lugubre juchée sur une colline brûlée par le soleil italien, s'est écroulée sur ses habitants, causant une hécatombe. Dans quelques jours se tiendra le procès. Seul dans sa chambre, le narrateur revient sur ce dimanche après-midi où, grimpant sur la paroi, il lui aura suffi d'un geste pour tout détruire.
Cette nouvelle éponyme et les suivantes entraînent le lecteur dans un monde étrange, au charme déstabilisant, où, en quelques lignes, la frontière entre plaisir et effroi s'efface ou se dessine.
Chacune de ces histoires est un saut périlleux, par-dessus le vide, ou l'escalade d'une face lisse, à pic et sans prises.
Marcel Brion, de l'Académie française -
Le régiment part à l'aube
Dino Buzzati, Susi Breitman
- Robert Laffont
- Pavillons Poche
- 31 Octobre 2018
- 9782221221099
C'est dans son village natal, près de Belluno, que Dino Buzzati, atteint d'un cancer, va passer les derniers mois de sa vie. Conscient que l'échéance fatale est proche, il écrit une série de textes courts qui marquent l'aboutissement de ses réflexions majeures. La métaphore de la vie militaire vers laquelle il revient dans ce livre et qu'il affectionne (on l'a vu dans son célèbre Désert des Tartares) est le moyen pour le grand écrivain italien de se pencher sur les thèmes du sacrifice, de l'obéissance, de la fatalité, de la grandeur, de la vacuité... Derrière l'apparente retenue, l'impassibilité à la fois inquiétante et ironique de ces récits, l'émotion est tangible. On veut bien croire Buzzati lorsqu'il déclare que son « régiment » est prêt à partir. C'est l'« avis de départ » d'un voyageur immobile.
Un recueil de nouvelles qui signe l'apothéose d'une oeuvre tout entière vouée au mystère de la vie... et de la mort.
-
Chargé de veiller sur une poudrière, Bàrnabo n'est pas parvenu à empêcher des bandits de s'emparer de munitions... Il est donc exclu du corps d'élite des gardes forestiers. Cinq ans durant, il travaillera dans la plaine avec la nostalgie de la montagne. Il finira par y retourner pour veiller sur la poudrière pourtant désormais abandonnée et, lorsque les bandits reviendront, il renoncera, le doigt sur la gâchette, à les abattre.
Le Secret du Bosco Vecchio, qui suit ici Bàrnabo des montagnes, est un récit « écolo » avant la lettre : c'est une fable qui dit l'enchantement devant la nature mais aussi la force corrosive du temps qui dévore tout, les éléments comme les hommes. Du Buzzati à l'état pur !
-
Dans la nouvelle éponyme de ce recueil, le premier de Dino Buzzati, l'auteur du K et du Désert des Tartares, le fils d'un roi décide de rejoindre les confins du royaume. Il emmène avec lui sept messagers qui pourront repartir vers sa ville natale et lui en rapporter des nouvelles. Mais plus il s'éloigne et plus les messagers tardent à revenir. Et quand il constate que leurs récits font état de si profonds changements qu'il n'y reconnaît plus ce qu'il a laissé, il décide d'envoyer ses messagers devant lui. Ils lui disent alors que la frontière est introuvable, que les gens qu'ils rencontrent sont toujours les vassaux de leur roi...
-
Une confirmation du talent et de l'originalité du plus kafkaïen des écrivains italiens se retrouve dans Nouvelles inquiètes. Le Monde Dans ces nouvelles d'abord parues dans la presse, Dino Buzzati, l'auteur du Désert des Tartares et du K, renoue avec l'art du fantastique dont il est un maître incontesté, mêlant l'étrange et l'absurde avec brio.
C'est de là que pour nous naît l'inquiétude de ces Nouvelles inquiètes : s'apercevoir que le monde n'est pas exactement ce que nous pensions qu'il était, que le rêve a une puissance insoupçonnée, que la frontière que nous considérions infranchissable entre la vie et la mort est poreuse, que le diable existe mais qu'il n'est pas celui que l'on croit, que les hommes que nous donne à voir Buzzati sont bien nos semblables. Qu'on y prenne garde : l'inquiétude n'est pas la peur, encore moins l'horreur ; elle est quelque chose d'infimement (et d'infiniment) dérangeant mais qui n'empêche pas le sourire.
Delphine Gachet -
Si, au centre de l'oeuvre de Dino Buzzati, se trouve l'Homme, avec ses angoisses, ses incertitudes, ses peurs, son univers est aussi peuplé d'animaux qui peuvent l'aider, l'éclairer, mais aussi lui mener la vie dure. Dans ce recueil d'articles et de nouvelles, les animaux sont même les acteurs principaux. En compagnie de ces personnages d'un genre particulier, Buzzati nous entraîne dans un monde en tout point semblable au nôtre mais où, pourtant, une fêlure, infime et dérangeante, nous fait pénétrer la dimension mystérieuse de l'existence.
-
L'oeuvre de Buzzati est un perpétuel sortilège, un merveilleux exercice de prestidigitation littéraire. André Clavel Un dragon qui terrorise un village de montagnards, un grand chef d'orchestre aux prises avec un groupe terroriste, une mystérieuse peste qui décime des automobiles...
Dans ces vingt-quatre nouvelles, Dino Buzzati mêle l'étrange au quotidien, l'humour à l'angoisse et, avec la subtile causticité dont il a le secret, nous offre une peinture délicieusement acerbe de la nature humaine. On trouvera dans ce volume toute la panoplie des rêveries, spéculations, obsessions et autres chimères qui ont hanté l'existence du génial auteur du Désert des Tartares et d'Un amour et qui donnent à son oeuvre son caractère si particulier. -
D'un genre à l'autre, de la longue distance à la forme brève, l'oeuvre de Buzzati est un perpétuel sortilège, un merveilleux exercice de prestidigitation littéraire. L'Express.
Pendant près de vingt ans, de 1944 à 1962, Dino Buzzati a tenu un journal. Un étrange journal en réalité, où, loin de se borner à l'évocation d'anecdotes concrètes et quotidiennes, l'auteur se saisit de la réalité pour en donner une version fantastique, en faire le point de départ d'une réflexion ou d'une dénonciation, la transformer en conte ou en parabole. En partant bien souvent d'une situation banale, vue ou vécue, comme une file d'attente à un guichet, une soirée mondaine ou une halte dans les toilettes d'un hôtel, il l'inscrit dans son monde intérieur, l'associe à ses thèmes fondamentaux, à ses obsessions et angoisses.Avec ces carnets, très personnels à défaut d'être vraiment intimes, où se côtoient le burlesque et le tragique, l'auteur du Désert des Tartares offre une grande leçon de littérature. -
Ici, l'imagination sert l'improbable, et le sens de la vie se fait insaisissable, comme le temps qui passe. Mais avec un charme indéniable, presque envoûtant. Le Figaro Dans ses nouvelles, dès la première phrase, Dino Buzzati ménage l'art du suspense et invite à le suivre, à découvrir des situations, des personnages forcément moins ordinaires qu'ils n'y paraissent a priori. Autant d'appels à la lecture...
Tirées de différents volumes publiés en Italie du vivant de l'auteur, ces nouvelles couvrent une période de plus de vingt-cinq ans, de 1942 à 1968. On retrouvera dans les premières l'Afrique, que Buzzati connut durant la Seconde Guerre mondiale comme correspondant de guerre et envoyé spécial. Les textes plus tardifs sont d'une tonalité très différente : citons L'autre Venise , qui dévoile une Venise inhabituelle que seul révèle le crépuscule. Mais le lecteur reconnaîtra aussi des thèmes qui ont hanté Buzzati tout au long de sa vie, de son oeuvre - le mystère, la mort et la figure de l'écrivain au travail - et qui nous livrent quelque chose de l'homme et de l'auteur. -
De l'Italie au Japon en passant par l'Afrique, des batailles navales de la Seconde Guerre mondiale aux premières missions spatiales et à la Biennale de Venise, de Jean XXIII à Marilyn Monroe et Albert Camus, de faits divers en contes fantaisistes, Dino Buzzati nous convie à revisiter dans un foisonnement d'articles ce XXe siècle qui fut le sien. Tour à tour correspondant de guerre, envoyé spécial, chroniqueur, journaliste sportif ou critique d'art, il collabora plus de quarante ans avec le Corriere della Sera.
Les plus grands reportages de l'auteur du Désert des Tartares sont réunis en un volume. Étourdissant. Le Figaro -
Avec un vieux bout de crayon ou autre chose, sur des feuilles de papier blanc ou non, pendant plus de vingt ans, Dino Buzzati tint une manière de journal. Singulier journal composé aussi bien de choses vues que de saynètes ou de véritables récits courts, proches de la nouvelle, où constamment au-delà de l'événement, l'instantané même apparaît transfiguré. Jamais Buzzati n'exprima dans une forme aussi concise et dure le combat quotidien qu'il mena contre ses chimères, la fuite du temps, l'absurdité de la condition humaine, la vanité et peut-être par-dessus tout la hantise de vieillir et la solitude. Une sorte de bréviaire de vie.
-
Barnabo des montagnes ; le secret du Bosco Vecchio
Dino Buzzati
- Robert Laffont
- Pavillons Poche
- 21 Février 2013
- 9782221134757
La surprise et l'envoûtement. Voilà les deux ressorts des récits de Dino Buzzati pour traiter les thèmes qui lui sont chers, tels que la fuite du temps, la fatalité du destin, l'absurde condition humaine. Ils sont tous énoncés dès Barnabo des montagnes, son premier livre, et s'y déploient déjà avec génie, faisant plus que jamais écho à cette terrible et angoissante question : quel est le sens de notre vie ?
La quête de Barnabo est la quête de ce sens, ce fondement vital : affecté parmi des gardes forestiers pour veiller sur un dépôt d'explosifs, il est contraint à la fuite après une attaque de contrebandiers et est démis de ses fonctions. Des années plus tard, quittant une vie établie et confortable, il retourne dans les montagnes et regagne son poste. La poudrière a été déplacée, les gardes forestiers renvoyés dans la plaine, mais l'essentiel n'est pas là. Dans son appartenance irréductible à ce lieu, Barnabo célèbre un culte, une religion qui prête enfin un sens à sa vie.
Rassemblés dans cette édition, Barnabo des montagnes et Le Secret du Bosco Vecchio, fable sur la perte de l'enfance, illustrent la fragilité de nos certitudes matérielles et philosophiques lorsqu'elles sont inévitablement confrontées à l'absurde. -
"Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue-vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage. Stefano le vit pâlir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ?
- Oh ! si seulement je ne t'avais pas écouté, s'écria le capitaine. Je vais me faire bien du souci pour toi, maintenant. Ce que tu vois émerger de l'eau et qui nous suit n'est pas une chose, mais bel et bien un K." "Le défunt par erreur", "Un amour trouble", "Le secret de l'écrivain", "Le veston ensorcelé", "Suicide au parc", "Jeune fille qui tombe... tombe", "Le magicien", "Le chien vide", "Petites histoires du soir", "Ubiquité", "Les bosses dans le jardin", "Petite Circé", "Dix-huitième trou", "Douce nuit"...
Chacune des cinquante-deux nouvelles de ce recueil est frappée du sceau du merveilleux, du même poignant fantastique. Dino Buzzati possède, à un degré suprême, cette rare vertu de ne pas refuser l'humour à la conscience et à la présence de la mort...
Buzzati est l'un des plus grands écrivains de notre temps. -
-
"J'écris avec un crayon.
Un vieux bout de crayon, trouvé dans une vieille boîte, par hasard. Je l'ai taillé et sur le peu de papier blanc qui me reste ce soir, j'écris." Avec un vieux bout de crayon ou autre chose, sur des feuilles de papier blanc ou non, pendant plus de vingt ans, Dino Buzzati tint une manière de journal. Singulier journal composé aussi bien de choses vues, que de saynètes ou de véritables récits courts, proches de la nouvelle, où constamment au-delà de l'événement, l'instantané même apparaît transfiguré.
Jamais Buzzati n'exprima dans une forme aussi concise et dure le combat quotidien qu'il mena contre ses chimères, la fuite du temps, l'absurdité de la condition humaine, la vanité et peut-être par-dessus tout la hantise de vieillir et la solitude. Une sorte de bréviaire de vie.
-
-